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Les
années 1990, LEONARD et la couture française
Pour gérer ce nouvel empire et avec l'aide du financier Antonio
Ratti, Daniel Tribouillard rachète le groupe LEONARD à
Jacques Léonard en 1987, il en devient Président Directeur
Général. Trois ans après une nouvelle boutique
exclusive est inaugurée au 48 rue du faubourg St-Honoré,
tandis que Léonard prend place parmi les grandes maisons du luxe
français : membre depuis 1994 de la Fédération
Française de Couture, du Prêt-à-Porter des couturiers
et des créateurs de Mode, l'entreprise installe ses bureaux rue
Pierre 1er de Serbie, dans le triangle d'or et présente ses collections
au Carrousel du Louvre, tout en continuant d'offrir au monde ses fleurs
épanouies.
La Chine ouvre ses portes à Daniel Tribouillard en 1992 en l'invitant
au défilé de la Mode à Shanghai et le nommant professeur
Honoris Causa de l'Université de cette même ville. Les
boutiques LEONARD se multiplient en Asie, notamment à Banghok,
Macau en 1997, à Pékin en 1999, à Hong Kong en
2002, à Shanghai en 2005. Mais Daniel Tribouillard s'intéresse
aussi à l'Europe de l'Est et à la lointaine Russie où
il présente en 1998 une collection. 85% de la production est
donc destinée à l'exportation, succès qui fait
mériter à Daniel Tribouillard la présidence de
la commission Art Création Diffusion du Conseil du Commerce Extérieur
depuis 1996.
photo : Robe courte Véronèse, dessin Nabuco, Printemps-Eté
1993. Taffetas imprimé, soie (© Musée des Tissus,
Tous droits réservés)
Orientations
bibliographiques
Baudot François, Poiret, Paris, 1997.
Benaïm Laurence, Grès, Paris, 1999.
Benoît Julien, L'Indicateur de la Fabrique de Soierie, des Industries
qui s'y rattachent et du commerce des tissus, Lyon, 1866.
Boucher François, Histoire du costume, Paris ,1965.
Brano Mat., L'Indicateur des Soieries et Soies en général,
Lyon, 1873.
Caudy Nathalie, La photogravure textile et l'impression sur étoffes
en Nord-Isère, Ecomusée Nord Dauphiné, 1992.
Cayez Pierre, Métiers Jacquard et hauts fourneaux, aux origines
de l'industrie lyonnaise, Lyon, 1978.
Cayez Pierre, Crises et croissance de l'industrie lyonnaise. 1850-1900,
Lyon, 1977.
Cesadio Mariuccia, Emiliano Pucci, Paris, 1998.
Corbière Comte, Rapport sur les produits de l'industrie française,
Paris, 1824.
Dictionnaire de la mode au XXe siècle, Paris, 1996.
Debray Régis, Hugues Patrice (dir.), Dictionnaire culturel du
Tissu, Paris, 2005.
Dépierre Joseph, L'impression sur tissus spécialement
l'impression à la main à travers les âges et dans
les divers pays, Mulhouse, 1910.
Dupin Charles, Rapport du jury central sur les produits de l'industrie
française exposés en 1844, Paris, 1844.
Fiette Alexandre, Mode, Passion et collection, le regard d'une femme,
Musée d'Art et d'Histoire, Genève, 2003.
Givry Valérie de, L'inspiration artistique des créateurs
de mode, Paris, 1988.
Lang Abigail S., Mode et Contre-Mode. Une anthologie de MOntaigne à
Perce, Paris, 1996-2000.
Müller Florence, Art et mode, Paris, 1999.
de Osma Guillermo, Mariano Fortuny, his life and work, London, 1980.
Jones Terry, Hair Avril, Fashion noax. ID Selects the world's 150 most
important designers, Cologne, 2002.
Catalogues
d'exposition
Mariano Fortuny, Musée des Tissus de Lyon, 1980.
Hommage à Balenciaga, Musée des Tissus de Lyon, 1986.
Paquin, 1891 - 1956, une rétrospective de 60 ans de Haute couture,
Musée des Tissus de Lyon, 1990.
Madeleine Vionnet, les années d'innovation, Musée des
Tissus de Lyon, 1994.
Olivier Lapidus, Musée des Tissus de Lyon, 1998.
Touches d'exotisme. 14e - 20e siècles, Paris, UCAD, 1998.
Genion y figura. La influenca de la cultura espanola en la mode, Madrid,
2005.
Revues
Beauté
Cahiers du CIBA (en particulier n°4, 1971, Articles maille)
Fémina
Figaro Magazine
Industrie textile
Journal du Textile
Madame Figaro
Moniteur de la Maille
Montagne
Revue du Comité Colbert
Tribune des Arts
Vie des métiers, modes et textiles
photo : Robe courte Véronèse, dessin
Nabuco, Printemps-Eté 1993 (© Musée des Tissus,
Tous droits réservés)
Les
années 1970, premières collections, premiers parfums
Fort de ce succès, Daniel Tribouillard
lance la première collection de vêtements en jersey de
soie en 1968 ; c'est une révolution, cette matière est
infroissable et souple et séduit immédiatement l'air révolutionnaire
de ces années. Une première boutique est alors ouverte
à Paris.
1969
est une année riche d'événements : Léonard
se lance dans la parfumerie (Léonard Parfums) et crée
la griffe Fashion de LEONARD. Daniel Tribouillard part à la conquête
de l'Italie et installe à Milan le siège de LEONARD Italie
photo : Robe courte Geisha, impression fully-fashionned,
dessin Negus, Printemps-Eté 2001. Maille interlock imprimée,
soie. (©
Musée des Tissus, Tous droits réservés)
Les
années 1960 et le fully fashioned
Tout commence en 1958, quand Daniel Tribouillard, " the man behind
the flowers " débute en tant que Directeur Général
et Directeur Artistique de la jeune société Léonard
Fashion, qu'il a fondée ave Jacques Léonard. En 1960, il
invente le procédé fully fashioned pour l'impression de
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Les
années 1980, LEONARD à la conquète du monde
L'homme est un créateur, un inventeur, il est aussi un entrepreneur,
partant à la conquête du monde, avec des fleurs. Si le
Japon est conquis en 1969, LEONARD s'installe en 1974 à New York.
Dès 1975, cette conquête s'accompagne de la création
des premières collections de produits sous licence, tels que
les cravates, les carrés de soie, les arts de la table (en 1979)
pour lesquels il invente les assiettes réversibles. En 1985,
la politique des licences s'élargit à la maroquinerie,
aux lunettes, aux montres, aux bijoux, tandis que LEONARD se lance dans
le tissu d'ameublement avec La Maison LEONARD, dans la mode masculine
en 1992, dans le jeans LEONARD en 1998.
L'entreprise LEONARD prend de l'ampleur, ouvre des boutiques exclusives
partout dans le monde, la première ayant ouvert ses portes en
1970 à Paris. On en compte aujourd'hui 121 dans le monde.
photo : Porcelaine Léonard produite sous licence
Hutschenreuther. (© Musée des Tissus, Tous droits réservés)
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dont il dépose le brevet international pour Léonard. Le
succès est immédiat, et les plus grandes maisons, Dior,
Lanvin ou Hermès s'emparent de ce produit, dont les femmes chic
des années 1960 raffolent. A peine deux ans après, une usine
employant 350 ouvriers est fondée en région parisienne où
quelque 10000 pulls par mois sont fabriqués.
photo : Daniel Tribouillard, Président Directeur Général
de LEONARD (© Léonard. Tous droits réservés).
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